Dirk Frimout atterrit à Saint-Ghislain

Une fois n'est pas coutume : ce n'est pas une étoile du Guide Michelin que recevait début de semaine le Lycée provincial d’Enseignement technique du Hainaut, réputé notamment pour son école hôtelière, mais le premier astronaute belge dans l’espace ! Entre vulgarisation scientifique et annecdotes, cet hôte exceptionnel venait, par sa présence, récompenser des élèves lauréats d’un concours scientifique.

Celui que d’aucuns médias de l’époque comparaient physiquement au Professeur Tournesol a conservé intact son sourire émerveillé depuis le 2 avril 1992, date du retour de la mission d’Atlantis, la navette de la NASA. Et pour cause : Dirk Frimout a passé neuf jours hors de la gravité… après s’y être préparé pendant vingt années ! Et pourtant il a tourné 143 fois autour de la Terre sans jamais voir la Belgique en raison - ça ne s’invente pas - d’une épaisse couverture nuageuse. Une histoire belge dans l’Histoire…

"Tout est parti de travaux pédagogiques autour de la question de l’exode de l’Homme vers Mars si la Terre devenait invivable et de l’alimentation des astronautes, explique Patricia Coune, professeur de sciences. Le but du concours de la Fédération Wallonie-Bruxelles auquel nous avons participé consiste à intéresser les jeunes francophones aux sciences ainsi qu’aux métiers techniques en développant des projets à long terme". Et croire que les tenants et aboutissants de la conquête spatiale se situent à des années-lumière de l’enseignement qualifiant, en l’occurrence celui dispensé au LPETH, c’est oublier que nombre d’emplois ne nécessitent pas des compétences scientifiques poussées. "Très peu de personnes vont dans l’espace car, quel que soit le profil des candidats, c’est l’excellence qui est avant-tout requise, dixit Denis Cornet, de l’ESERO Belgium. En outre, la plupart des métiers s’exercent sur Terre. En l’occurrence, en Belgique, 5e puissance spatiale européenne en termes d’investissements !" On connaît bien à cet égard des entreprises telles que la SABCA ou la Sonaca, mais, ce que l’on sait moins, c’est qu’un euro investi en rapporte actuellement cinq, de façon directe, et entre vingt et trente indirectement. "Les métiers techniques s’avèrent donc fondamentaux à la conquête spatiale…"

De quoi emmener dès aujourd’hui le Lycée provincial de Saint-Ghislain vers l’infini et au-delà !

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Date de publication

Jeudi, 17 Mars, 2016 - 16:39