INGEPLUS : le Pôle hainuyer double la mise pour les ingénieurs !

C’est une réelle opportunité qui attend, dès septembre prochain, les étudiants des filières "ingénieur industriel" et "ingénieur civil". Un ingéniorat en gestion leur est proposé en une seule année de formation, au lieu de deux auparavant.

A la base de cette initiative, on retrouve l’Université de Mons, la Haute Ecole provinciale de Hainaut-Condorcet et la Haute Ecole en Hainaut (HEH), partenaires de longue date. " Ce projet s’inscrit dans le principe de développement de synergies prôné par le décret paysage en matière de co-construction de cursus sur base de l’expertise de chacun", explique Pascal Lambert, directeur-président de Hainaut-Condorcet. Il s’agit également d’une réponse à une attente tangible : "des experts internationaux et des entrepreneurs ont contribué à un examen qualitatif réalisé au sein des hautes écoles autour du métier d’ingénieur, complète Denis Dufrane, son homologue de la HEH. Parmi leurs recommandantions, on retrouve la nécessité de faire évoluer ce métier en le dotant d’une formation en gestion".

Compétences techniques et en management se côtoient de près

L’enjeu de INGEPLUS tient justement de l’employabilité - ainsi accrue - du futur diplômé : "en Wallonie, le tissu économique est caractérisé par de nombreuses PME et TPE, contextualise Cécile Josse, directrice de la catégorie technique de Condorcet. Et l’ingénieur y est donc souvent amené à faire également de la gestion". Ce projet se révèle être un levier destiné à favoriser l’entreprenariat, comme l’évoque Pierre Dehombreux, doyen de la Factulté polytechnique de l’UMons : "nos formations font de plus en plus la part belle aux stages en entreprise. D’où notre intérêt marqué pour l’aspect management…"

En pratique, la faisabilité de cette organisation tripartite est liée à la pré-existence d’approches techniques dans le cursus de gestion et… inversement. Outre le passage à la trappe de quelques options très pointues, l’équilibre nécessaire au maintien du degré d’exigence originel de l’ingéniorat industriel ou civil a été obtenu grâce à l’intégration des crédits de cours complémentaires tout au long de ce parcours personnalisé.

Après cinq années, l’étudiant devient alors ingénieur industriel ou civil. Et, une année (de 60 crédits) plus tard, celui-ci double son titre d’un ingéniorat en gestion. Belle économie d’échelle en perspective !

Infos : www.condorcet.be - www.heh.be - www.umons.be

A noter que, plus largement, les passerelles actuelles et à venir, qui permettent par exemple de passer d’un baccalauréat non univeristaire vers un master universitaire, font elles aussi sens dans cet esprit d’optimalisation de l’accès au(x) diplôme(s) escompté(s) : "conscients notamment qu’au sortir du secondaire, tous les étudiants ne sont pas forcément prêts à entrer directement dans une faculté, ajoute Pascal Lambert, nous avons augmenté le nombre de ces passerelles et, surtout, réduit au maximum les crédits en pré requis, évitant à l’étudiant une année préparatoire, avec, dans certains cas néanmoins, des crédits complémentaires durant les années suivantes".

 

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Date de publication

Jeudi, 24 Août, 2017 - 16:14