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From Kissing : de la scène à l’album

Rompus aux lives – vous vous souvenez les avoir vus entre autres à Dour, à Nandrin, aux Francofolies ou sur la tournée provinciale de l’Envol des Cités - les From Kissing ont enfin consenti à se faire « mettre en boîte » ! Leur premier album sort tout bientôt : une petite bombe électro-rock qu’on pourra écouter et emmener partout, entre deux dates de la tournée à venir. L’occasion de mettre en lumière leur noir univers…

La nuit est tombée, les instruments installés. Le brouhaha cesse alors que les premières notes crèvent le silence et que les projecteurs éclairent le groupe. Si le titre « Lumières noires » est inspiré directement des paroles de l’un des morceaux de l’album à venir, il reflète à merveille la vie des From Kissing : la scène, la scène, et encore la scène ! C’est en effet de loin ce qu’ils préfèrent, et, durant 5 ans, ils jouent chaque fois qu’ils le peuvent, en Hainaut ou ailleurs.

Rencontres « à l’italienne »

From kissing court en sortant de scène - tournée ItalieA l’origine, un duo de musiciens : Massimo Panza et Sébastien Préaud. Influencés tant par le son que par l’identité forte de groupes tels qu’IAMX, The Editors ou Interpol, ils lancent le projet plutôt sous la forme d’un DJ Set. Puis le groupe évolue déjà, avec l’arrivée de Christophe Willems, qui vient poser sa voix sur la musique et insuffler son énergie débordante aux prestations scéniques. Ils sortent bien quelques EP - le plus souvent un single et ses remixes - mais pas d’album. « C’est un cap à passer ! explique Sébastien Préaud. Il faut suffisamment de matière. Puis un déclic, aussi. Nous, on l’a eu lors de notre tournée en Italie ». La scène électro italienne leur paraît en effet avoir réussi une parfaite alchimie entre la new wave des eighties et les possibilités qu’offrent les instruments d’aujourd’hui. « Le son est moins old school qu’en Belgique, il a des relents plus électros, reprend Sébastien Préaud. Et puis on a tourné avec un groupe du cru et on a senti qu’il se passait quelque chose. On nous a présenté un producteur, et c’était parti : on a enregistré pour moitié ici et pour moitié en Italie ».

Ces expériences qui permettent d’exister

Se faire une place dans la lumière, en Belgique, ça n’est pas facile, quand on n’est pas Bruxellois. Les « provinciaux » mangent leur pain noir… « Il est clair que « tout se passe à Bruxelles » et que si t’es dans les soirées qui t’ouvrent des portes, la vie est plus facile. Sauf à Liège où il existe aussi une petite scène et où le milieu fonctionne bien, en famille. Mais je dirais qu’au-delà de ça, c’est dur pour un Belge d’exister tout court ! Il faut tourner dans d’autres pays. Partir à l’aventure, quoi. Parce que quand tu bookes des dates à l’étranger, c’est toujours l’inconnu : t’arrives à l’adresse indiquée avec ta camionnette, ton matos, et tu découvres l’endroit : petite ou grande scène, bistrot de quartier ou véritable lieu de concert. Et puis tu vois comment c’est organisé… ou pas ! Ce peut être le pire comme le meilleur ». Mais c’est toujours une expérience. Et c’est aussi dans cet esprit que From Kissing se lance dans projet d'accompagnement musical et d'aide aux artistes émergents « L’Envol des Cités », piloté par la Province de Hainaut : « On a été mis en avant sur la tournée puis dans divers événements. Ca nous a donné une belle vitrine !  Nombre de groupes font ça les six premiers mois pour se lancer puis arrêtent. Nous, on continue, parce que cela favorise les rencontres. Et puis honnêtement, avec les coachs, on a appris pas mal niveau scène, son, etc. On a écouté, puis puisé ce qui nous parlait. On a reçu une aide adaptée au stade d’évolution de notre groupe et à nos envies. C’était très chouette ! On est toujours prêt à repartir pour ce genre d’expérience ! »

Une entreprise apprenante

From Kissing dans sa formation actuelle, dans un ascenseurComposé de trentenaires et quadras, le groupe compte désormais un batteur âgé d’à peine 21 ans. Un écart générationnel qui force à se renouveler. « Antoine est mon fils… mais on ne l’a pas sélectionné pour ça ! sourit Sébastien Préaud. Chacun apporte au groupe en fonction de ses talents. Massimo et moi sommes à la compo, Christophe rédige tous les textes, et Antoine est notre communicant. Un vrai bonheur, parce qu’il manie les réseaux sociaux avec aisance alors que nous, on doit bien avouer qu’on est un peu dépassés… » From Kissing essaie de tout produire en interne : les clips, la promotion… « On garde ainsi le contrôle sur le que l’on est et on s’assure du respect de notre univers ». Tout en évoluant. « Pour la première fois, ici, je me suis surpris à réaliser un storyboard pour le clip ! C’est assez lourd, parce qu’on a toujours nos jobs à côté – évidemment on ne vit pas de notre musique – mais c’est très gai, aussi ». Evidemment, assurer des concerts en plus d’un temps plein… « Les concerts, ça va, parce que tout est clair : on a un calendrier, on sait quand on part et quand on revient. Par contre, travailler sur l’album, les visuels, est très chronophage ! On s’est souvent retrouvés dans le noir, autour de l’ordinateur, jusqu’à 3 ou 4 h du matin. Je me demande si ça n’est pas ça, finalement, qui a inspiré le titre de l’album… »

Un teaser est lancé sur les réseaux sociaux. Le premier single sortira mi février et la sortie de l’album se verra concrétisée le 2 mars par une release party à l’auditorium Abel Dubois ( site de la RTBF-Mons) et l’annonce d’une tournée de quelque 30 dates. Stay tuned !

Quelques morceaux, pour vous mettre en appétit : Runaway (2014), Up on the White Hill (2015), West Coast (2016), Here, where the Summer ends (2017)

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Date de publication

Jeudi, 11 Janvier, 2018 - 17:03