La curiosité est un joli défaut

Le Siècle des Lumières s’avère une période riche en voyages, en découvertes et interrogations diverses. La société est également en pleine évolution sociologique ! Le Domaine du Château de Seneffe vous plonge, jusqu’au 13 mai 2018,  dans l’histoire de la curiosité au XVIIIe siècle au travers de trois fils conducteurs.

 «  La curiosité à cette période est intelligente et progressive. Pour mieux la cerner, il me semblait important de la définir de manière concrète en permettant aux visiteurs de s’identifier à un personnage « curieux », au choix : le voyageur, l’extravagant et l’amateur »  explique Marjolaine Hanssens, directrice  du Domaine et commissaire de l’exposition.

Avec le voyageur

Un véritable engouement archéologique apparaît, au XVIIIe siècle, pour Rome et l’Italie. « Les voyageurs soucieux de parfaire leurs connaissances classiques reviennent de leur voyage avec des maquettes, des bijoux à sujet mythologiques, des images peintes des villes traversées ». Cette attirance transparait dans l’orfèvrerie, la céramique, les accessoires de mode, le mobilier, les bronzes.  Les objets venus de Chine sont exportés, puis imités par les artistes  européens : rochers, pivoines et magnolias envahissent la vaisselle, le mobili

affiche er. « On tente de percer le secret de la porcelaine chinoise pour le faire sien, le théâtre d’ombre et de marionnettes  séduit le public ». La culture orientale, notamment celle du monde ottoman avec les textiles, le raffinement des palais suscitent l’admiration et devient source d’inspiration. De Venise, les voyageurs reviennent avec  l’attrait pour le jeu, la fête et le libertinage amoureux mais aussi avec un engouement pour la scénographie urbaine, le dessin, l, peinture et la gravure.

Avec l’extravagant

« L’art de paraître est durant cette période un véritable enjeu, une stratégie sociologique. La mode est aux spectacles et aux divertissements :  jeux d’optique, ombres articulées remportent un grand succès ». Le visiteur pourra  découvrir les perruques extravagantes, les  papiers découpés, les sombres chinoises, les portraits ombrés nommés silhouettes, les marionnettes. « Avec la découverte d’un monde qui ne se limite pas à l’Europe, c’est à la différence que vont être confrontés les Occidentaux, la circulation d’animaux exotiques enthousiasme, on veut percer le mystère des sciences naturelles ».  De même, l’illusion visuelle et optique provoquent un vif intérêt, l’imitation sonore ou l’éducation des oiseaux deviennent même des loisirs.

 Avec l’amateur

 Cette thématique développe  l’actualité et l’écrit. Les livres, censurés ou pas, permettent de  mieux comprendre l’histoire. Les philosophes, savants et explorateurs transmettent leurs pensées dans toutes les couches de la société. « La correspondance, les journaux intimes, les mémoires sont riches en informations sur l’évolution de la société ». Les expériences scientifiques, l’observation du ciel, les premiers vols en montgolfières, les automates, les machines électriques, les objets d’optique, les lanternes magiques, les expériences pyrotechniques,  passionnent et intriguent.

 A la pointe de la modernité

  Et pour ceux qui le souhaitent,  une application mobile a été conçue  qui leur permettra de parcourir les salles de manière autonome et interactive. «L’application audioguide sert de complément à l’exposition temporaire, elle fournit aux visiteurs des informations et explications supplémentaires sur les œuvres exposées » explique Florian Medici, responsable" Nouvelles Technologues". « Ce ne sont pas des redites des panneaux  explicatifs mais des suppléments d’information présentés sous différentes formes ».  L’application est téléchargeable directement au château. Des vidéos qui permettent de découvrir la musique  de l’époque, des anecdotes avec textes et des commentaires audios sont les trois axes développés par l’application.

 Infos : www.chateaudeseneffe.be

 

 

 

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Date de publication

Mercredi, 28 Juin, 2017 - 19:59