Les années lumière de Sieff mises en lumière !

En puisant  dans les collections du Musée et les archives personnelles du photographe, le Musée de la Photographie propose, jusqu’au 7 mai 2017, une sélection des photographies les plus emblématiques de Jeanloup Sieff.

Borinage 1959

Reporter indépendant, membre un temps de l’Agence Magnum, il a reçu en 1959 le Prix Niépce pour son reportage sur le Borinage. Réalisé au début de sa carrière, ce reportage fait partie un gendarme belge  armé, en noir et blancdes collections du Musée. Georges Vercheval les avait reçues de l’artiste.  « J’avais remarqué dans une vitrine à Paris, la photo d’un gendarme belge. Je me suis renseigné et j’ai rencontré  Sieff » explique Geoges Vercheval. Le photographe fait don au musée de clichés  sur le Borinage en contrepartie de la création d’un livre sur le sujet ! Un bon deal pour le Musée ! « Il est allé à la rencontre des mineurs qui travaillent dans des conditions difficiles et vivent dans des conditions précaires. Il a compris la réalité de ces hommes »  précise-t-il.
En 59, la vie des mineurs est difficile, la colère gronde.  « Envoyé par le mensuel Réalités, Jeanloup Sieff tourne son objectif vers les paysages où se découpent les terrils et châssis à mollettes comme vers les  mineurs aux gueules noires et leur cadre de vie. Les stigmates du conflit social attirent son regard » explique Christelle Rousseau, conservatrice du Musée. A voir dans la galerie du cloître.

 Les années lumière

gainsbourg et Birkin  côte à côteC’est cependant dans la photographie de mode qu’il s’est s’illustré. « Collaborant aux prestigieuses revues Vogue, Elle, Harper’s Bazzaar, Niva, Queen… il impose d’emblée un style puissant, aux formes découpées, aux compositions géométriques parfaites, usant du grand angle et de la profondeur de champ pour dynamiser ses images » explique Xavier Canonne, Directeur du musée.  "Avec Barbara, son épouse, et ses filles, Sonia et Aude, on a sélectionné les photos les plus représentatives  de son travail". « C’est un superbe hommage à mon mari réalisé sur base d’un choix commun, chronologique »  indique Barbara. Ses images sont de suite reconnaissables, il a un style avec ses femmes-icônes portant des créations, ses nus saisis dans leur troublante intimité, les vedettes de l’écran ou de la politique. C’est tout le parfum d’une époque qu’à su traduire Sieff  en ses images.

 Exchanging looks

 Le photographe Wil De Schamphelaere est un globe-trotter. Ses photographies se présentent en bandes panoramiques  qui impressionnent tant par leur panoramique d'un village afircaincomposition que par les atmosphères dégagées. Cuba, l’Afrique, la rue, la savane s’offrent en de splendides et interpellantes recompositions. Chaque cliché est le résultat d’un long travail sur ordinateur mais aussi de relations nouées avec ces sujets. « Je voyage beaucoup, je vais voir les gens 5 à 10 fois avant de les photographier.  Il faut une bonne connexion avec les gens, c’est le plus important ». Un travail de précision alors commence : joignant bout à bout sur l’écran de l’ordinateur les fragments photographiques prélevés d’une réalité pour en recomposer l’apparence.  «  Je fais des séries, je fais des centaines de photos pour réaliser une seule composition. On peut dire que cette technique est une reconstitution archéologique. Chaque image est la construction d’une réalité qu’on ne peut jamais voir ! »

 Mais aussi

 Profitez de votre visite pour découvrir le travail  du jeune photographe  Matthieu Litt dans la galerie du Soir ! Une vision graphique de territoires asiatiques.  Et celui d’Antoine Bruy  qui présente « Scrublands » dans la boîte noire.  Un travail sur la place de l’homme dans son environnent et la poursuite d’une utopie visant à son indépendance totale !

 Infos : Avenue Paul Pastur à 6032 Mont-sur-Marchienne, 071/43 58 10, info@museephoto.be, www.mussephoto.be

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Date de publication

Jeudi, 15 Décembre, 2016 - 16:57