Les jeunes ne bougent pas assez ? Des pistes pour agir !

Trop peu d’activité physique et de longues heures en position assise devant les écrans… C’est ce qui ressort d’une enquête menée, entre autres, par l’Observatoire de la Santé du Hainaut auprès des jeunes Hainuyers. Le constat est posé, place maintenant à l’action et à la mise en place de solutions, avec tous les partenaires concernés de près ou de loin !

Que retenir de cette enquête réalisée par l’Observatoire de la Santé du Hainaut (OSH) et le réseau des Centres de Santé scolaire Vigies (CSSV) auprès de 1.669 élèves de 6e primaire, 2e et 4e secondaire tous réseaux et filières confondus ? « Très brièvement, le niveau d’activité physique reste faible, malgré une légère amélioration chez les filles, analyse Michel Demarteau, directeur de l’OSH. L’entourage immédiat (les parents, les amis, …) est déterminant dans le niveau d’activité physique et de sédentarité. De même, l’attrait pour le cours d’éducation physique peut avoir une influence. On voit également que peu de jeunes pratiquent les déplacements actifs, à pied ou à vélo. Parallèlement, le temps de loisirs sédentaires continue d’augmenter. Enfin, l’enquête montre que les inégalités sociales de santé (la situation socio-économique) sont des obstacles à l’activité physique ». Une petite fille s'amuse en faisant une course de sac

Des pistes pour agir !

  • Augmenter le niveau d’activité physique en utilisant l’entourage immédiat des jeunes : parents, amis, médecin généraliste, … « Il y a là des leviers d’action pour intervenir auprès des jeunes », insiste l’équipe de recherche de l’OSH.
  • Développer l’attrait pour le cours d’éducation physique : améliorer l’infrastructure, rendre le cours plus attrayant et lutter contre les dispenses trop fréquentes. « Les jeunes fréquentant l’enseignement de qualification se trouvent fréquemment dans une situation moins favorable et il importe que des efforts plus importants soient consentis dans ces écoles ».
  • Aménager le territoire. « Les plans de mobilité peuvent inciter à des déplacement à pied et/ou à vélo. L’accessibilité à des infrastructures de sport et de loisirs actifs est aussi en lien avec l’activité physique des jeunes ». À noter également qu’un certain nombre d’adolescents abandonnent leur sport favori parce que l’activité de leur club est trop orientée vers la compétition. Pour maintenir ces jeunes physiquement actifs, il est important de repenser l’offre sportive et ses finalités.
  • Réduire les inégalités sociales de santé. « La lutte contre la pauvreté est certainement un élément important pour améliorer la santé des populations. Il importe que l’impact des mesures mises en œuvre touche effectivement toutes les couches de population et qu’un effort plus important soit consenti pour les jeunes moins favorisés ».

Le niveau bas d’activité physique et la sédentarité croissante représentent un défi majeur pour la société actuelle, mais les moyens d’intervention existent et doivent inciter à passer à l’action. « La santé des jeunes est une responsabilité collective, souligne Michel Demarteau. Il est possible à tout niveau de contribuer à son amélioration générale ».

Tous les niveaux de pouvoir sont concernés, à eux de réfléchir de manière transversale pour proposer des projets qui impliquent tous les ressorts (enseignement, mobilité, aménagement et sécurisation du territoire, clubs et infrastructures sportives, …) pour qu’enfin, une culture en matière de mode de vie actif s’installe en Wallonie.

Retrouvez les résultats de l’enquête dans une synthèse et une version intégrale sur le site http://observatoiresante.hainaut.be

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Date de publication

Jeudi, 3 Mai, 2018 - 10:24