L'intelligence artificielle : le quotidien des élèves de l'IPES Léon Hurez

L’intelligence artificielle était au centre d’un colloque organisé vendredi dernier à l’Institut provincial Léon Hurez à La Louvière. Les rhétoriciens ont pu suivre quelques exposés de professionnels de la question. Parmi les thèmes abordés, le monde pharmaceutique de demain, en pleine évolution.

Chaque année, l'IPES Léon Hurez organise un colloque des sciences économiques pour ses élèves de 6e informatique, assistant en pharmacie et en sciences économiques. 

Des élèves qui sont loin d'être des acteurs passifs car ils ont eux-mêmes contribué à alimenter la réflexion avec des sketchs ou courts-métrages réalisés par leurs soins.

Il faut dire que le thème choisi - l'intelligence artificielle - fait déjà partie du quotidien. 

Jean-Pol Belli, maître de stage IPES Léon Hurez et organisateur du colloque : "Chaque année, nous choisissons un thème lié à l'actualité. Nos étudiants en info, éco et sciences ne peuvent pas passer à côté de l'I.A.. Ils se sont tout de suite montrés fort intéressés."

Parmi les intervenants, Edith Norrant, une spécialiste qui parvient à vulgariser l'évolution incontestable du secteur pharaceutique. Big Data, bioimpression en 3D sont déjà une réalité. De nos jours, des souris vivent avec un foi imprimé. D'ici moins de 5 ans, l'homme pourra bénéficier de la technologie pour un coeur ou un rein. 

Le génôme humain que l'on détermine facilement de nos jours permettra, grâce à l'I.A., de prévenir les maladies en proposant des traitements préventifs. 

Edith Norrant, chercheuse ULB-ULG : "En fonction des statistiques et grâce aux big data et l'ensemble des informations dont nous disposons sur le génôme de chaque personne concernant les maladies qu'elles ont eues, on pourra déterminer le type de maladies qu'elles auront, comme le cancer du sein ou autres maladies neurodégénératives, à 40 ou 50 ans. Tout cela à partir des logiciels d'I.A. basé sur le génôme humain"

Peut alors se poser la question de l'éthique. Une maladie grave pourra en effet être dépistée sur un embryon.

Edith Morrant : "Pour les scientifiques, c'est très important de prévenir les maladies des patients. C'est de notre domaine d'informer le patient qu'il peut contratcer telle ou telle maladie. C'est l'idéal, de mon point de vue, de pouvoir empêcher l'évolotion d'une maladie chez un bébé. L'éthique est du ressort des gouvernements et sociétés d'éthique de déterminer ce que l'on peut faire ou non."

L'oratrice a profité de son intervention pour annoncer la mise en place prochaine de micros-usines, notamment à Gosselies, qui fabriqueront des médicaments dont le dosage sera parfaitement adapté à chaque patient.

Les futurs assistants en pharmacie de l'IPES Léon Hurez n'ont donc pas fini de découvrir un secteur en mutation et évolution. 

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Date de publication

Jeudi, 24 Mai, 2018 - 14:28