« My Machine » ou quand des robots sortent de l'imaginaire des enfants

L’aboutissement d’un long processus créatif était au centre de l'actualité à la Maison Culturelle de Tournai ce 21 octobre.  « My Machine » a atteint son apothéose avec la présentation - tant attendue - des robots intelligents créés dans le cadre de ce projet pédagogique inédit. Le fruit de mois de cogitation, d’analyse et de création.

« My Machine » c’est l’histoire d’un projet devenu transfrontalier, né en Flandres, exporté en France et en Wallonie. Une aventure sans précédent ayant pour but de tisser des liens entre l’école et l’entreprise au travers de créations originales.  De l’école primaire au supérieur en passant par le secondaire, rien n’est laissé au hasard. Véritable ciment de la démarche, l’Agence pour l’Entreprise et l’Innovation (AEI) a lancé un appel à projet auquel l’Athénée provincial de Leuze a répondu et participe depuis deux ans. Rapidement, un partenariat a été mis en place avec deux écoles primaires et la Haute Ecole Provinciale Condorcet.

Pour Bruno Hap, chargé de projets au sein de l’AEI, membre de la Cellule Entrepreneuriat & Création d’activités nouvelles, c’est une réelle opportunité de développement : « La motivation des partenaires était exemplaire, le chemin a été particulier mais quelle richesse de voir aboutir aujourd’hui le fruit du travail entamé sur quelques mois, pour cette deuxième édition. En tant qu’ancien chef d’Etablissement scolaire, je ne peux que me réjouir de voir les différents niveaux d’enseignement collaborer et investir le terrain professionnel. Les élèves d’écoles primaires qui rêvent d’un projet qui est ensuite étudié par des futurs ingénieurs mis en œuvre par des élèves du secondaire, il n’y a rien de mieux à mes yeux ». 

Et de rêves, il en a été question. Certains élèves imaginaient une machine à faire les devoirs… sourire garanti dans l’assemblée lors de l’évocation des idées. Finalement, trois conceptions ont été retenues. Julie nous parle du fruit de son imagination « Quand on jouait dans la cour à la corde à sauter, ça nous ennuyait parfois de tenir la corde. Nous avons donc proposé de créer une machine automatique pour la faire tourner. On adore ! ». Les autres réalisations sont du même tonneau : un gardien de but télécommandé ainsi qu’un robot chat distributeur de balles et compagnon de jeu « cache-cache ».

Au-delà de l’aspect ludique de ce projet, de réelles compétences transversales ont été développées. Les candidats ingénieurs de la Haute Ecole Condorcet, épaulés par les élèves de l'Athénée provincial de Leuze, ont participé avec engouement au projet. « Rencontrer des enfants, les écouter nous proposer des idées, c’était touchant, témoigne Frédéric, futur ingénieur. A notre niveau, il a fallu réfléchir aux normes de sécurité, au coût des matériaux, à la faisabilité. Suivre la construction réalisée par les électromécaniciens, mécaniciens-automaticiens de l’Athénée provincial de Leuze a aussi été une expérience enrichissante. Les conseiller et valider aussi leur prototype a fait partie d'un processus passionnant ».

Pour Jacqueline Vanderstocken, préfète des études à l'Athénée de Leuze, c’est une grande fierté : « voir la vigueur de nos élèves qui ont créé ces machines sorties de l’imaginaire des plus jeunes est une plus-value indéniable pour notre enseignement. Leur maîtrise des différentes techniques apprises au cours ont également pris vie au travers de My Machine ». 

 

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Date de publication

Jeudi, 26 Octobre, 2017 - 17:03