Naqia réduit les risques d’inondations

Lancé en 2011 et géré par Hainaut Ingénierie Technique, le projet Naqia vise deux objectifs : d’une part, assurer la gestion technique des cours d’eau non navigables de 2e et 3e catégorie et, d’autre part, réaliser des modélisations hydrologiques et hydrauliques afin d'en déduire les travaux nécessaires pour la protection contre les inondations. En cinq ans, études comprises, environ 18.000.000€ ont été investis. Et ce n’est pas fini !

Le projet de Hainaut Ingénierie Technique s’inscrit dans le contexte de la Directive Européenne Inondation de 2007, intégrée en Wallonie dans le cadre de l’Eau via les PGRI (Plans de Gestion des Risques d’Inondations). « La gestion des inondations reste une question d’ingénierie avec pour objectif de contrôler autant que possible les phénomènes naturels, tout en gardant à l’esprit que le risque zéro n’existe pas », précise Gérald Moortgat, président de Hainaut Ingénierie Technique.

Parmi les facteurs accentuant les inondations, citons les trop nombreuses constructions en zone inondable, l’augmentation de la taille des parcelles agricoles, l’abandon des bocages et haies, la mise en place de berges bétonnées, le changement climatique, etc. « En conséquence, les réponses techniques doivent être multiples et complémentaires ». inondation de l'institution provinciale "Les Tourelles" à Chercq en juin 2016

Le projet pluriannuel Naqia a, pour but premier, d’offrir un outil technique (levés topographiques, profils en long, débits, gabarits, fiches techniques d’ouvrage, etc.) permettant une gestion quotidienne plus efficiente. Le second objectif est de réaliser des modélisations hydrologiques et hydrauliques des bassins versants de 2e et 3e catégorie afin d’appréhender de façon optimale les phénomènes naturels et d’en déduire les travaux nécessaires, tels que les zones d’immersion temporaire (ZIT), les bassins d’orage, les digues, les dédoublements, les remises à gabarits, etc. « Cette politique d’aménagement est confrontée à la problématique de l’accès au foncier. Cela prend beaucoup de temps pour obtenir les autorisations et permis divers ».

Quelques chiffres

  • En cinq ans, 50% des cours d’eau de 2e et 3e catégorie ont font l’objet de relevés topographiques
  • 35% de la superficie drainée par ces cours d’eau ont été modélisées, ces 35% correspondent aux lieux les plus critiques
  • Les ouvrages programmés pour 2018 représentent un investissement de 4.610.000€, dont 2.980.000€ en Wallonie picarde

Quelques exemples d’ouvrages programmés en 2018

  • Une ZIT et un dédoublement du Rieu des Barges à Tournai
  • Une Digue sur le Rieu d’Amour à Tournai
  • Une ZIT sr le rieu de la Place de Taintignies à Rumes
  • Une ZIT sur le By à Mons
  • Une ZIT sur l’Elwasmes à Colfontaine
  • Une ZIT sur le Rénissart à Seneffe
  • Une ZIT à la Cafenière à Soignies
  • Un bassin d’orage sur le Ruisseau de Lodelinsart à Jumet

« Il est également important de travailler vers une meilleure gestion de la vulnérabilité par le biais d’actions de sensibilisation, de prévention ou encore de l’adaptation des règles urbanistiques », conseille encore Gérald Moortgat.

En matière de perspectives, Naqia devrait encore avoir de beaux jours devant lui, vu l’évolution des technologies et des logiciels qui permettraient d’anticiper un événement pluvieux, de limiter les ouvrages de protection, d’organiser les services d’aides, etc.  

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Date de publication

Jeudi, 22 Février, 2018 - 17:26