Ecriture thérapie dans une classe : "On en a gros sur la patate du Covid".

Laisser une trace... Une classe de 28 élèves de 5ème de l'Athénée provincial de La Louvière vient d'accepter de se lancer dans l'aventure d'éditer un livre.

Ils se constituent en un Collectif d’élèves-écrivains pour témoigner de cette année Covid si peu commune. Un projet d'écriture qui s'étalera sur deux ans, mené avec leur professeur de français Amélie Castin, en collaboration avec Marianne Wéry et la maison d'édition «Etre vu pour Etre lu».

marianne"Vous avez été choisis, vous allez écrire un livre sur cette année spéciale qui vous a fait grandir et dont vous vous souviendrez toute votre vie, je vais vous éditer. Le livre sera déposé légalement. Enfin, ceux qui le veulent et acceptent de laisser une trace, même sous un pseudo.", lance Marianne Wéry au bout d'une heure d'animation et de témoignage en classe de son métier d'éditrice et d'autrice. "Waoh, c'est trop bien", murmure une élève.

Comment reparler de l'année Covid quand on a 16-17 ans, qu'on est en 5ème et qu'on a été en confinement quand on était en 3ème , puis en distanciel, une semaine sur deux, en quatrième ? Comment on a vécu cela ? 

Ecrire un livre ensemble pour témoigner est une idée. Cette classe de cinquième langues et sciences économiques de l’Athénée provincial de La Louvière a accepté de s’ériger en Collectif d’élèves-écrivains autour de la question du Covid, avec la maison d’édition chapelloise «Etre vu pour Etre lu».

Le projet de livre est né d'une rencontre entre Marianne Wéry, auteure et éditrice et l'enseignante Amélie Castin.

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« Au cours de français d’Amélie Castin, nous avons rencontré cette éditrice qui nous a expliqué comment elle est devenue auteure, après le choc de la maladie de sa maman, elle a raconté son écriture thérapie, la rencontre avec un médecin qui l'a encouragée à publier son histoire, ensuite le passage par 2 éditeurs pour finir pas créer sa maison d'édition... Elle nous a montré les livres qu'elle a édités : des témoignages, un thriller, de la science-fiction, de la Fantasy history, etc. Elle nous propose de travailler pendant un an et demi autour de ce projet. Elle nous encourage à livrer notre histoire, notre ressenti, à écrire avec notre cœur, avec nos tripes sur cette année Covid qui a été si compliquée», explique une élève.

«Mettre des mots sur les maux libère la parole et les émotions. Nos élèves en ont besoin, déclare Fabienne Capot, la Présidente de l’école qui soutient cette initiative qui intéresse déjà le Rotary de La Louvière.


"Chaque élève écrira soit une histoire, une chanson, un slam ou autre expression. Ils ont cette année pour finaliser leur écrit, correction, relecture...», précise Amélie Castain, professeur de français.

«Février 2023, j'éditerai leur livre. L'année scolaire prochaine sera basée sur la promotion, les librairies, les dédicaces. IIs feront le tour de la question, depuis l'écriture jusqu'à la promotion, la  vente de leur ouvrage et la rencontre avec des lecteurs. La semaine prochaine, nous parlerons de la couverture du livre, j'ai une ligne graphique et déjà des idées. », ajoute Marianne Wery qui aime faire éclore des livres témoignage et accompagner les auteurs.

Elle a notamment édité Sara Marra lorsqu’elle était étudiante à l'Athénée provincial Raoul Warocqué à Morlanwelz.

Cerise sur le gâteau : les bénéfices dégagés par la vente du livre seront destinés au voyage des rhétos.

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Date de publication

Mercredi, 29 Septembre, 2021 - 10:39