Une agriculture en bon père de famille

La tradition agricole dans le Hainaut est riche, dense. Elle a amené notre institution à proposer formations et services pour rendre l’agriculture toujours plus performante, en phase avec l’environnement.

Michel Van Koninckxloo, longtemps responsable du CARAH à Ath, inspecteur général de l’Enseignement à Charleroi, livre un minutieux travail sur cette évolution en trente ans. 

"L’agriculture en Wallonie est familiale, partagée entre les grandes cultures et l'élevage.
Elle est intensive et raisonnée : nos agriculteurs sont certainement parmi les mieux informés et les plus compétents au monde. Au cours des dernières décennies, la culture de la betterave a diminué au profit de celle de la pomme de terre, celle de la céréale reste stable. Par contre, on augmente la culture des légumes", explique-t-il.


Avec le confinement, de nouvelles habitudes de consommation ont émergé avec un regain d’intérêt pour les petits producteurs.  

Diminution du nombre d’exploitations

"On constate depuis quelques années une réduction de moitié du nombre de fermes et, dans le même temps le doublement des superficies moyennes de ces fermes. La main d’œuvre est restée relativement stable, poursuit-il. On assiste à un développement spectaculaire de l'agriculture biologique, au développement de l'horticulture. On voit naître des ceintures alimentaires périurbaines mais aussi des pratiques nouvelles : les circuits courts ou encore des dynamiques collaboratives. Je pense aux jardins collectifs ou aux entreprises de réinsertion par le maraîchage. L'agriculteur wallon, dans la gestion des intrans, engrais et produits phyto-sanitaires, se révèle être un "bon père de famille" mais la reprise des exploitations implique des investissements importants pour l'achat des terres et des machines qui peut conduire à un surendettement parfois insupportable. Le métier reste difficile."

Infos: CARAH

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Date de publication

Mercredi, 24 Juin, 2020 - 09:30