Choisir son métier en toute liberté

Chaque année, en mars, on déconstruit les stéréotypes de genre dans les écoles secondaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles. L’opération Girl Day Boys Day propose des animations et des rencontres avec des professionne.le.es pour inciter les élèves à poser leurs choix scolaires et professionnels en fonction de leurs intérêts personnels et de leurs compétences, et non de leur sexe. En Hainaut, l’opération est coordonnée par le Service de promotion de l’Égalité des Femmes et des Hommes.

"C’est une mission confiée aux Provinces par la Fédération Wallonie-Bruxelles depuis plusieurs années, explique Maïlys Laurent, coordinatrice de l’opération pour le Hainaut. Girls Day Boys Day a pour but de sensibiliser les élèves de 1ère et 2e secondaire à choisir un métier en fonction de leur vocation, de ce qu’elles ou ils aiment faire et non en fonction de leur statut de fille ou garçon".

Une femme chauffeuse de poids-lourds, un homme aide-soignant, une programmeuse, un puériculteur, … sont des exemples de métiers liés à un genre  Un homme, aide-soignant, s'occupe d'une personne âgéeparticulier qui sont présentés aux élèves, sous forme d’animations et de rencontre avec des témoins. "Il y a encore beaucoup de freins et de stéréotypes à déconstruire, poursuit-elle. Si une jeune fille a envie de devenir maçonne, elle n’osera peut-être pas faire le pas, par peur du qu’en dira-t-on. Pareil pour un homme qui voudrait se diriger vers le métier de sage-femme. L’opération présente la possibilité de choisir sans que la question du genre ne pèse plus que leur propre projet d’avenir".

L’exemple de Péruwelz

Girls Day Boys Day propose un canevas aux écoles demandeuses, à savoir deux animations de 50 minutes et une rencontre avec un ou plusieurs témoins, des femmes et des hommes qui exercent des métiers hors du commun et viennent expliquer leur expérience. "Dans la mesure du possible, nous planifions toutes les activités sur une même journée et regroupons les classes, pour qu’un maximum d’élèves en profite". À Péruwelz, le Plan de Cohésion sociale a fait appel au Service provincial de promotion de l’Égalité des Femmes et des Hommes pour mettre en place une semaine complète d’activités sur le thème des stéréotypes de genre. "Ce que nous avons fait. Nous y travaillons depuis septembre". Le projet a été mené à l’Athénée royal de l’entité avec toutes les classes de 2e secondaire, soit environ 170 élèves. Le vendredi, ils ont présenté le résultat de leurs réflexions : une charte d’engagement, des scénettes de théâtre et une vidéo où ils s’expriment face caméra sur les stéréotypes de genre. "Ils ont tout réalisés eux-mêmes, de l’imagination du concept à sa concrétisation, encadrés, bien sûr, par des animateurs professionnels et sensibilisés à la thématique. C’est un vrai travail, une réelle implication, un challenge permis par le laps de temps plus long et le travail en petits groupes. C’est la première fois que nous tentions l’expérience et elle est probante".

Un autre exemple de supracommunalité où les services provinciaux répondent aux demandes et besoins spécifiques d’une commune.  

Infos: www.gdbd.be - Service provincial de promotion de l'Égalité des Femmes et des Hommes: 071 44 72 11

     

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Date de publication

Jeudi, 4 Avril, 2019 - 16:23