Chouette manière d'aimer la physique

Jérôme Clément enseigne la physique à l’Athénée provincial de Morlanwelz et il aime que, dans sa classe, on invente : il a demandé aux élèves de cinquième de travailler sur les énergies renouvelables.

Théa a choisi l’hydroélectricité. « Elle a construit une maquette de style roue à aube dont les pièces ont en grande partie été réalisées avec une imprimante 3D. C’est assez époustouflant ! D’autant plus qu'elle est en option langues fortes et pas en sciences ».

En sciences de base – « une heure de physique par semaine » - le programme n’impose pas vraiment d’aborder la question du développement durable. « Je tiens à le faire », insiste Jérôme Clément. « En une heure de physique par semaine, mon but n’est pas de former des scientifiques mais des citoyens responsables capables de réfléchir et de ne pas prendre pour acquis ce qu’ils entendent dans les médias ».

Des discussions autour de ce qui les touche

Le jeune enseignant est conscient que le cours de physique est souvent la bête noire des élèves des options plus littéraires. « Ce qu’ils retiendront de mon cours dans deux ou trois ans, ce sont les discussions autour des phénomènes de société ». La voiture électrique, le nucléaire… tout qui les touche au quotidien est passé au peigne fin par le biais de travaux de groupe. 

« La consigne de départ était la rédaction d’un dossier », explique Théa, qui a décidé d’aller au-delà. « J’ai une imprimante 3D à la maison, je suis passionnée de nouvelles technologies. Pour m’amuser, j’ai réalisé une maquette en lien avec ce travail. Le prototype représente le mouvement de l’eau qui fait tourner la roue afin d’alimenter une dynamo et ainsi produire de l’électricité ».

Révélateur de talents !

« Aborder les sciences sous cet angle me permet de repérer des talents. C’est ainsi que bon nombre de mes élèves, qui n’ont pourtant pas la moyenne en physique, se révèlent ». Cela semble fonctionner quand on parle aux jeunes de ce qui les concerne.

Pour Théa, l’apport est de taille. « J’adore dessiner les croquis des maquettes que je réalise à la maison. Avec l’imprimante 3D, j’ai dû apprendre à utiliser le programme informatique Inventor ». Elle souhaite à présent entreprendre des études en infographie. 

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Date de publication

Jeudi, 8 Mars, 2018 - 17:11