De la théorie à la pratique

La lecture d’un article dans un magazine spécialisé a donné l’idée à Cédric Bruhat, professeur à Condorcet,  de faire vivre à ses étudiants une expérience enrichissante. Quelques mois plus tard, "un merveilleux fou dans sa drôle de machine volante" atterrissait à la section aérotechnique de l'implantation carolo de la Haute Ecole provinciale de Hainaut - Condorcet.

«  J’avais lu un article dans le trimestriel AAModels-info, un magazine publié par l’association d’aéromodélisme (AAM). Il portait sur la élèves assis, prof montrant la lachineprésentation de la soufflerie Boréa, un outil pédagogique très intéressant, qui avait été présenté à la Haute Ecole de Liège. Il a entièrement  été conçu et imaginé par Bruno Scordo, un retraité passionné d’aérotechnique, membre de l’association d’aéromodélisme. Après avoir obtenu l’autorisation de ma direction, j’ai pris contact avec le concepteur de cette présentation originale » explique Cédric Bruhat.

 Visualiser les phénomènes !

 Durant leurs études, les étudiants doivent assimiler des données scientifiques abstraites et ils doivent comprendre les implications et effets des phénomènes élèves écoutant le profphysiques sans avoir la possibilité d’en faire l’expérimentation. L’ingénieux retraité a mis au point toute une série de démonstrations et de matériels didactiques dont la soufflerie Borea (longue de 4 mètres) qu’il amène gratuitement dans les Hautes Ecoles, les clubs de modélisme, les universités. «  J’ai fabriqué des appareils qui permettent aux étudiants d’aborder les notions d’aérodynamisme grâce à l’expérimentation, comme le générateur de fumée qui permet de voir les filets d’eau sur les ailes» confie Bruno Scordo.  Clou des démonstrations : la soufflerie Borea ! « Un profil d’aile d’avion va subir, grâce à une soufflerie, un vent pouvant atteindre les 100 km heure. Sur l’écran, on peut visualiser les forces aérodynamiques grâce aux capteurs de pression.  Et avec les fumigènes, on voit aussi l’écoulement d’air. » 

Un plus pour les étudiants !

« Il y a un intérêt certain pour les étudiants de pouvoir visionner les différents phénomènes comme la portance qui demande du matériel spécifique que nous n’avons pas. Il est important de confronter les étudiants à des activités représentatives, ne pas se limiter à l’apprentissage livresque, mais d’observer la réalité technique » poursuit  Cédric Bruhat. .

« C’est intéressant de voir comment ça se passe concrètement,  ça permet de mettre plus d’images sur la matière enseignée. On a des cours pratiques mais ici on a prof montrant l'expérience aux étudiantsune autre vision. C’est constructif. » confie Pierre Bolle, étudiant en 1ère Master ingénieur aérotechnique.  Un avis partagé par Valentin Verleysen-Velghe, 1ère Master en aérotechnique dont le rêve est de devenir pilote de ligne. « On a  un autre point de vue. Même si c’est une matière qu’on a étudiée, c’est une approche et une manière d’expliquer différentes. Il a une façon ludique et très pédagogique d’expliquer les phénomènes. Ici, il a littéralement monté un atelier  et ça permet de voir directement l’impact des mots, des équations. »

 Infos : http://www.condorcet.be/aerotechnique/description.html, http://www.condorcet.be/master-sciences-ingenieur-industriel-aerotechnique/description.html 

 

 

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Date de publication

Jeudi, 18 Mai, 2017 - 17:09