Connaissez-vous Alex?

Les enfants mangent mal, consomment trop d'aliments transformés trop gras et/ ou trop sucrés. C'est un fait. Dans la Botte du Hainaut, les communes de Chimay, Froidchapelle et Momignies, avec le Centre de Santé des Fagnes et l'Observatoire de la Santé du Hainaut s'attaquent au problème, avec leur mascotte Alex.

Alex, pour ALimentation et EXercice physique, a vu le jour lors du travail de fin d’étude de Sophie Gaudoux, alors infirmière en diabétologie. « Dans ce type de services hospitaliers, nous constatons beaucoup de problèmes mais, souvent trop tard, nous sommes à la fin de la chaîne. Avec le petit personnage d’Alex, je voulais créer un outil de prévention pour toucher directement les enfants, les adultes de demain ». 

Les cas de diabète pourraient, en effet, souvent être évités si un mode de vie sain  - une alimentation équilibrée et la pratique d’une activité physique régulière, même modérée - était adopté dès l’enfance.  « Alex est donc devenu le messager des bonnes pratiques à appliquer dans la vie quotidienne. D’abord, au sein de notre service, puis dans tout l’hôpital ». 

Tous les acteurs de terrain concernés à table, des enfants souriants prennent une collation saine composée de fruits et d'eau

Depuis peu, Alex est repris dans un projet de plus grande envergure, regroupant plusieurs partenaires. « Les communes de Chimay, Froidchapelle et Momignies, le Centre de Santé des Fagnes et la Province de Hainaut car il s'agit d'un projet de supracommunalité initié et subsidié par cette dernière, explique Valérie Waroquier, de l’Observatoire de la Santé du Hainaut. Son but premier est de dépister préventivement le diabète et d’enrayer l’expansion du surpoids ». 

Alex est ainsi sorti des murs de l’hôpital pour aller à la rencontre des enfants dans leurs écoles, principalement, pour les sensibiliser à l’alimentation saine et la pratique d’une activité physique. « Avec l’Observatoire de la Santé du Hainaut, les écoles peuvent, à leur tour, mettre en place des projets autour de cette thématique, de la dimension qu’elles souhaitent », souligne Valérie Warocquier. 

Quand les enfants informent leurs parents

Car le constat est clair et relativement général: les enfants se nourrissent très mal. Isabelle Sablon est institutrice primaire à l’école communale de Saint-Remy, dans la commune de Chimay: « ma fille de 7 ans a assisté à l’animation d’Alex et depuis, elle me conseille dans la réalisation des repas à la maison. À l’école où j’enseigne, nous avons mis en place un calendrier des collations. Le lundi et le jeudi, ce sont des fruits et légumes, le mardi un produit laitier ou équivalent, le vendredi des céréales. Nous prévoyons toujours un potage frais pour les enfants qui viennent avec d’autres types de collations, type biscuits ou chips,…car nous les refusons. Cela n’a pas été facile à mettre en place mais, petit à petit, le message passe auprès des enfants et aussi des parents ». 

Infos: http://supracom.hainaut.be

http://observatoiresante.hainaut.be

www.d-foot.org

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Date de publication

Jeudi, 25 Octobre, 2018 - 17:16