L'Athénée provincial de Morlanwelz primé à Bucarest

Les migrants sur les routes de l'Europe, c'est le thème d'un projet européen auquel ont participé les élèves de l'Athénée provincial de Morlanwelz. Partis de leurs racines italiennes, ils ont analysé la migration d'hier et d'aujourd'hui en produisant un court-métrage tourné au Bois du Cazier à Marcinelle qui a remporté le deuxième du projet européen géré par l'association transalpine Giovanidee de Bergame.

L’Italie, la Hongrie, la Pologne, l’Albanie, la Roumanie, l’Espagne, la Belgique. Autant de pays qui sont hissées en finale du concours européen "Sur les routes des migrants en Europe". 

59 candidats à la victoire finale à Bucarest, 4 catégories, 32 finalistes. La pression était à son comble ce 12 mai dans la salle du Théâtre Paysan de la cité de la Joie en Roumanie.

Elèves de l’option Italien, profs et direction de l’Athénée provincial de Morlanwelz ont fait le déplacement pour assister à la proclamation des résultats. 

Lorsque le président de l’association entame la description du film en exposant l’analyse du jury international, les élèves réalisent qu’ils vivent quelque chose de grand. L’enseignement provincial remporte ainsi la deuxième place de ce prestigieux concours. Des moments intenses en émotion que ne sont pas prêts d’oublier les élèves.

Giovanidee : de Morlanwelz à Bucarest

Alicia : "C’est super d’avoir décroché cette deuxième place. C’est un travail collectif. On s’est tous investis. Que ce soit pour le recueil de témoignages auprès des italiens venus en Belgique, pour le tournage, le montage ou le choix des photos et des vidéos…   C’est un concours européen de grande ampleur. Franchement, c’est comme si on était sur la première place du podium".

Sophie Mathieu, prof d’italien et porteuse du projet dans l’école : "Ce qui a interpelé le jury, c’est le fait que les élèves soient partis de leurs origines italiennes. Qu’ils aient interrogés leurs grands-parents, en essayant de trouver des points communs avec l’immigration actuelle tout en imaginant celle de demain. C’est leur point de vue qui a touché le jury ainsi que la catastrophe du Bois du Cazier, qui a servi d’angle au court-métrage".

Les actions pédagogiques et interactives permettent aux jeunes de réfléchir différemment sur des sujets sensibles. Comme ils le disent dans leur film, ils sont la génération de demain. "C’est donc primordial de les faire réfléchir sur des sujets d’actualités Comme celui-ci", insiste l’enseignante.   

 

Infos: www.etudierenhainaut.be/apm-morlanwelz

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Date de publication

Jeudi, 16 Mai, 2019 - 16:27